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ENSEMBLE, un budget pour une ville
Dans le
monde d'incertitude qui est le notre en ce début d'année, nous avons
malheureusement aujourd'hui trois certitudes :
- notre
pays est plongé dans une crise sans précédent ;
- notre
région est durement touchée au plus profond d'elle-même ;
- nos
communes sont étranglées entre la pression des besoins de tous les
ordres et la pression fiscale.
C'est
pourquoi si, en 1978, il nous était possible d'aborder en commun tous
les choix budgétaires en matière de dépenses et d'actions nouvelles,
en 1979 cela n'est plus possible, car le problème n'est plus de
choisir dans l'absolu entre tout ce que l'on aimerait, ou même entre
tout ce qui serait nécessaire.
Il faut
maintenant expliquer ce que l'on peut encore faire, et surtout ne pas
faire dans le domaine du fonctionnement. Il faut aussi préciser, en
investissement, les priorités qui permettront de rééquilibrer la ville
au profit des anciens quartiers. Chacun doit le savoir, y réfléchir et
agir a tous les niveaux selon ses moyens et ses idées.
En ce
qui me concerne, je me dois ici de dénoncer :
- un
État qui enracine la crise ;
- un
État qui consolide la misère et le chômage ;
- un
État qui aggrave l'incertitude et l'angoisse des communes et de leurs
habitants.
Non
seulement on nous impose des charges et des dépensent qui s'accroissent
au plus vite que les recettes, mais il nous est aujourd'hui encore
impossible de connaître précisément la composition de ces dernières en
matière de taux d'imposition, de dotation globale de fonctionnement et
de subvention d'équilibre. Chacun reconnaît est dénonce le caractère
inique des impôts locaux, mais la réforme en cours, loin de
combattre leur injustice, semble plutôt la conforter. Nous devons
empêcher sa mise en oeuvre, il y va de nos libertés locales.
Nous
abordons une nouvelle phase de la préparation du budget 1979.
- En
décembre 78, les besoins ont été recensés à partir des demandes des
habitants, des associations, des commissions extra-municipales de
quartier, des services municipaux, des élus.
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- En
janvier 79, la commission des finances a dégagé en investissement et
fonctionnement la partie incompressible des dépenses et les actions
nouvelles souhaitées.
-
L'addition a été faite et il nous faut en ce mois de février vous
l'expliquer et retourner discuter au Groupe central des Villes
nouvelles.
- En mars,
enfin, le budget sera proposé au vote des élus.
Je l'ai dit
gravement le 21 janvier à l'Hôtel de Ville :
- il n'y
a pas lieu d'être optimiste quand on parle "finance" ;
- il
faut le savoir quand on définit la concertation ;
- il est
indispensable de ne pas l'oublier quand on envisage l'avenir de la ville
nouvelle.
Je
refuserai toujours toute démission devant un État, une administration,
ou qui que ce soit, qui voudrai nous imposer ses conditions ou son
projet. Mais je refuserai aussi énergiquement toute forme d'attentisme
qui condamnerait Villeneuve d'Ascq à l'étouffement ou au démantèlement.
Nous devons
prendre nous responsabilités dans la rigueur et dans la clarté pour
assurer l'avenir de la ville. C'est ce que je fais aujourd'hui en
proposant à votre réflexion nos documents préparatoires au budget et en
vous appelant à nous soutenir dans nos démarches et actions.
Ensemble, avec notre budget, c'est notre ville qui se construit.
Numéro
spécial budget 1979
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