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1985
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Octobre
Novembre
Décembre
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RESPONSABILITÉ
D'ABORD
RESPONSABILITÉ ENCORE...
Jeanne-Marie VOLLEMAERE - Monsieur Maire, une
nouvelle année, un nouveau journal, des voeux et des projets ?
Gérard CAUDRON - Oui ; janvier 1985 c'est ici un nouveau journal
d'informations municipales sous le titre de "La Tribune de Villeneuve
d'Ascq ". Une nouvelle présentation, un nouveau format, dix numéros par
an dans chaque boîte aux lettres. On mesure l'effort.
J. M. V. - Mais par les temps difficiles que
nous connaissons n'est-ce pas un luxe ?
G.C. - C'est une priorité et c'est indispensable car dans notre ville
tous les services (ou presque) sont rendus. Toutes les animations et
activités associatives (ou presque) existent. La première priorité est
d'abord de les faire connaître à tous.
Il faut démultiplier l'information, la diversifier, l'améliorer. C'est
ce que nous faisons avec la Tribune, R. VAMOVEIMEIR et tout le service
Information..
J. M. V. - Mais le coût
G.C. - 1,50 franc par numéro et par foyer, je crois que cela les vaut.
J.M.V. - Pourquoi une parution mensuelle ?
G.C. - Pour pouvoir rendre compte du mois précédent et annoncer les
activités du mois à venir.
C'est un outil au service de tous, un outil au service de la Ville et
des Villeneuvois.
J. M. V. - Alors, depuis le journal de novembre
il s'est passé beaucoup de choses ?
G.C. - Énormément, trop pour en rendre compte en un seul journal et cela
prouve la nécessité d'un mensuel.
Citons en vrac, une intense activité à la C.U.D.L. avec la
télédistribution et la ligne n ° 2 du métro. (Mous y reviendrons dans
les prochains mois).
- le permis de construire accordé à BULL ! (enfin)
- des centres de loisirs de Noël,
- les
multiples fêtes et goûters,
- les
conseils municipaux,
- la foire
aux associations, etc... etc....
J. M. V. - Un -succès la foire aux Associations
?
G.C. - Un grand moment. Des rencontrés. Une formule à développer encore
en 1985 pour permettre à toutes les associations de se faire mieux
connaître de la population.
J.M.V. - Un autre point que n'avez pas évoqué
dans votre la lutte contre toutes les formes misère et de pauvreté.
G.C. - Il est vrai que depuis années de nouvelles forme misère et de
pauvreté se sont d développées dans les pays indus dont le nôtre.
On en ressent encore plus l'injustice et cela révolte dans les périodes
de fête... l'Abbe Pierre a raison de le crier ! Il n'y a rien de pire
que d'être dans la maladie, la misère, le chagrin, quand les autres font
la fête...
Pensons-y
et surtout agissons chacun à notre niveau.
J.M.V. - Concrètement.
G.C. - depuis des années nous diversifions nos actions pou aider les
gens à s'en sortir. Nous continuerons dans ce sens,
C.
DELPLANQUE, H. LAMARRE y travaillent avec moi dans le cadre du Centre
d'Action Sociale.
Mais dans
le même temps ave Gouvernement nous avons commencé à distribuer aux plus
démunis, les excédents agricoles. Raymonde LEROY suit pour moi ce
dossier.
J.M.V, - Est-ce la solution ?
G.C. n'y a pas une solution mais des solutions et ces distributions sont
l'une d'entre elles.
J.M.V C'est la même chose pour le chômage ?
G.C. - Le chômage est un cancer qui, comme cette maladie, n'a pas de
remède miracle mais des remèdes Plus ou moins efficaces.
Assainir l'économie pour relancer la croissance, développer
l'exportation mais en attendant, formation, emplois d'initiative locale,
contrats des jeunes volontaires, T.U.C.
J.M.V. - Ces fameux T. U. C. qui ont donné lieu
à tant de jeux de mots...
G.C. - Souvent de mauvais goût quand on connaît ce drame du chômage de
jeunes Une certaine droite n'a vraiment aucune pudeur.
J. M. V. - Pouvez-vous, en quelques mots, nous
dire de quoi il s'agit ?
G.C. - Dominique CABAL a beaucoup travaillé ce dossier : recenser des
taches utiles peu ou mal remplies actuellement mettre en place des
groupes de jeunes chômeurs pour les remplir en se formant.
Lutter contre l'oisiveté - former - donner de l'expérience et rendre de
nouveaux services.
Ce n'est pas la solution au chômage mais si tout le monde- s'y met, ce
devrait être positif.
J.M.V.- C VANDEPUTTE achevé sa tournée de la
Ville sur la délinquance. Y aura -t-il des conséquences concrètes ?
G.C. - Le conseil de prévention de la délinquance se met en place - des
commissions vont fonctionner - toutes les mesures proposées seront
examinées, testées.
Là encore-, pas de solution miracle mais des solutions, de
l'information, de la réflexion, des discussions, des actions. Le poste
de police de la Cousinerie ouvre.
On y reviendra. Je suis confiant.
Il faut aussi rappeler tout le travail fait dans le domaine des enfants
et des jeunes hors école avec G. OLLEVILLE et D. BLANCHATTE.
J.M.V. - Vous avez aussi parlé finances,
projets pour la ville, responsabilité.
G.C. - Depuis le début de notre entretien,je n'ai jamais cessé de parler
responsabilité et j'y reviendrai.
J'ai confirmé au dernier conseil le caractère sain de nos finances. Les
services, Jean-Marc DUEZ et Bernard FRIMAT y sont pour beaucoup. Nous
allons relancer quelques Investissements, nous accentuerons le côté
touristique de Villeneuve avec R. LEIGNEL. Nous approfondirons ses
atouts économiques avec J.M. STIEVENARD et cela en 1985 avec une hausse
de l'ordre de 10% (ou moins).
J.M.V. - De belles ambitions. Nous arrivons à
la fin de notre entretien, Janvier, c'est aussi le moment des VOEUX.
Alors les vôtres ?
G.C. - Amitié, Justice, Solidarité, Tolérance, Fraternité et Paix.
J. M. V. - De biens beaux mots !
G.C. - Mais aussi des objectifs et surtout des objectifs que chacun peut
atteindre dans sa vie de tous les jours, dans son bureau, dans son
usine, dans sa rue et son quartier.
Tout commence à notre NIVEAU. Je ne cesserai jamais de le répéter.
Il faut le savoir et ne pas toujours rejeter sur autrui la
responsabilité de la situation de notre pauvre monde.
On a le monde et la société que l'on mérite !
J. M. V. - Vous voilà bien pessimistes ?
G.C. - Non, réaliste et même plein d'espoirs puisque je dis que notre
avenir dépend pour partie de NOUS.
J. M. V. - Vous avez souhaité placer notre
entretien sous le signe de la responsabilité Y croyez-vous vraiment ?
G.C. - Je
hais l'irresponsabilité. Sur tous les dossiers, les solutions passent
par plus de responsabilités. La responsabilité se construit (ou se
détruit) tous les jours. La responsabilité c'est un droit mais aussi un
devoir assorti de sanctions.
Je rencontre souvent l'irresponsabilité et je ne cesse de la combattre
quoi qu'il en coûte... Ce n'est pas "électoralement payant" de refuser.
la démagogie. Mais c'est mon éthique, ma règle de base dans ma vie
publique.
Gérard CAUDRON
Maire et Conseiller Général
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